Et le Président, jusqu’à la fin du mandat que le peuple souverain du Mali a bien voulu lui donner restera à la tête du Mali. En l’espèce, l’impunité règne, car le mouvement n’a pas de structure et de représentants officiels : chacun peut s’improviser porte-parole des gilets jaunes auprès de médias très complaisants, sans endosser la moindre responsabilité, ou se livrer à une surenchère sur les réseaux sociaux. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Non, l’espace où le peuple est souverain, ça n’est pas le Far West. Par convention, on peut s’en approcher par le suffrage universel. Le fait de ne pas pouvoir expliquer quelque chose est un tant soit peu (ou fortement) douloureux pour notre cervelle. PS: Pour le financement aucun problème,les grandes fortunes s’en chargent. Pourquoi faire grève des semaines durant ou se réunir pacifiquement – à la manière du mouvement Nuit debout – pendant des mois sans rien obtenir si, en mettant à sac les Champs-Élysées ou en incendiant une préfecture, l’on provoque un recul immédiat du gouvernement ? Brèves. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Certains estiment que la violence est un indice du degré de mécontentement des manifestants (de « désespoir », diraient ceux qui les soutiennent) et que le gouvernement doit être plus à l’écoute en cas de débordements. A ces hybrides qui ont carotté aussi le fruit de la rapine, le peuple demande des réponses : comment appelle-t-on celui qui accepte le bien volé du peuple ? On rappellera aussi que le mouvement des gilets jaunes n’a, initialement, guère laissé le choix au quidam. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. Les Français ont, dans un premier temps, largement approuvé les gilets jaunes parce qu’ils partageaient leurs revendications, étaient déçus par le gouvernement ou manifestaient une certaine sympathie pour un mouvement inédit. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. — Ils renvoient dos à dos casseurs et forces de l’ordre. Conference, Victoria, Data for Action: Using Predictive Risk Modelling Tools in Social Services Agencies Laffont, p. 1045), Future public sector leaders' series Nul ne conteste aux contestataires leurs diatribes et fulminations contre l’insécurité, les hypothèques sur la souveraineté, les risques de partition du pays, la gangrène corruptrice, le laisser-aller, le l’impunité… sur fond de clientélisme et clanisme. Car, sitôt que le pouvoir accède à des revendications exprimées avec violence – et le gouvernement n’a eu d’autre choix que de le faire, pour que la pression retombe –, on encourage d’autres groupes sociaux à adopter des comportements inciviques et délictueux. Les temps changent, le Mali demeure, et dans ses frontières. Interroger les gens sur leur comportement passés ou futurs (« pour qui avez-vous/allez-vous voter ? Gustave Le Bon est d'accord avec Gabriel Tarde pour dire que la foule dite « artificielle » est plus créative que la foule naturelle, qui n'est autre qu'un rassemblement d'individus physiques à un endroit donné et sous le commandement d'un leader. Pour paraphraser cet autre président victime du déchaînement des foules instrumentalisées, le navire a subi des bourrasques, ‘’le bateau Mali vient d’essuyer une lame d’une … L’émotion passée, les citoyens français, dont la vaste majorité est attachée aux institutions, à l’ordre public et à la paix sociale, s’entendront sans doute pour considérer qu’une insurrection hebdomadaire n’est pas le moyen le plus sûr d’améliorer le sort des Français, et que le coup de semonce à l’endroit du gouvernement était suffisant. Il ne suffit pas d’accoler l’adjectif « citoyen « au terme rassemblement pour en faire un rassemblement légitime. Les échauffourées ne sont plus le fait de gilets jaunes, mais d’extrémistes, de casseurs et d’opportunistes. D'où l'on comprend que le refus d'un 5è mandat au profit de ce dernier par une très large fraction du peuple algérien n'est pas une question d'âge. Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ? Débat : La foule n’est pas le peuple. La statue ratée de Samuel Eto’o à la mairie de Yaoundé qui fait rire, DJ Arafat : “Je suis en train de mourir” ; sa sœur lance un SOS à Carmen Sama, PSG : l’incroyable salaire que verse Neymar à ses amis, Mali: Conseil d’administration de l’ANPE : Le budget 2021 légèrement en baisse. Certains affirment à satiété depuis un mois que « les gilets jaunes sont le peuple ». changé de point de vue et fait évoluer son approche de la foule ainsi que l’angle par lequel il analysait son fonctionnement. D’autres refusaient d’afficher leur soutien à un gouvernement sourd aux revendications, et désapprouvaient le discours de ceux qui affichaient leur mépris pour cette mobilisation populaire ou dénonçaient un peu rapidement la « peste brune ». Nul ne sait où va ce mouvement. Les mots « peuple » (’am) ou « nation » (goy) lui sont souvent préférés, désignant des organisations religieuses ou politiques. Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. Non, une décision du peuple, ça n’est pas un lynchage. La foule n’est pas le peuple et 300 000 personnes ne peuvent pas décider pour le peuple. Au péage de La Barque, près de Marseille, le 9 décembre. Est-ce objectivement la situation de IBK, Président d’un pays en guerre, et résolument en guerre « contre tous les manques, contre la précarité, contre le faible taux d’éducation, contre le faible accès aux centres de santé et à l’eau potable, contre la corruption et l’injustice » ? Et le peuple malien n’est pas dupe et ne se laissera pas duper par ceux-là même qui ont largement profité de la gabegie, de la mal gouvernance synonyme de très grande largesse du pouvoir à travers les belles voitures et les maisons de luxe. On peut néanmoins penser que, à ce stade du mouvement, l’opinion publique va se retourner. Mais qu’en est-il réellement ? 13 La foule s’avère parfois si dense que le discours ne peut avoir lieu. Il y a près de deux siècles, Tocqueville avait révélé les falsifications auxquelles pouvaient conduire certaines contraintes, en prenant l’exemple du sentiment religieux durant la Révolution française. Il n’est pas sans lien – pour une part Douze bonnes raisons de ne pas nous révolter… Certains voient le peuple réagir, tout casser. Den næste Statsminister kan forvente at blive sat på en vanskelig opgave, da en forventet økonomisk krise vil supplere den politisk dybt splittede befolkning lige om lidt. Parallèlement à la complexité dont son analyse s’est dotée, le débat intellectuel de l’époque est à prendre en compte. C’est la raison pour laquelle la démocratie garantit le droit de s’exprimer, de s’engager dans un parti, un syndicat ou une association, de manifester, de faire grève, de signer une pétition. Il n’en reste pas moins qu’une minorité, même très mobilisée, même bénéficiant d’un soutien de l’opinion publique, ne peut pas se substituer à la majorité et effacer les résultats des élections. C’est un raccourci problématique à plusieurs égards. Pour autant, est-ce que les 80 % de sondés seraient prêts à porter Jacline Mouraud ou Éric Drouet au pouvoir, ou l’un des leaders de l’opposition ? Ils opposent la violence du gouvernement, qui étrangle de taxes les classes laborieuses et fait montre d’arrogance, et celle des manifestants. AEDT, Victoria, Applying behavioural science to create change Comment distinguer les revendications légitimes, qui doivent être prises en compte, des autres ? » (De la démocratie en Amérique. La règle majoritaire est une approximation de ce que « veut » le peuple. Aux présidentielles de 2017, rappelons que 37 millions de citoyens se sont rendus aux urnes. Selon lui, les pressions qui s’exerçaient sur les croyants, qui jugeaient malvenu d’exprimer leur attachement au christianisme, avaient fait apparaître l’opinion publique comme antireligieuse, alors qu’elle ne l’était pas. […] Ce qui n’était encore que le sentiment d’une partie de la nation parut ainsi l’opinion de tous, et sembla dès lors irrésistible aux yeux mêmes de ceux qui lui donnaient cette fausse apparence. Au second tour, on contraint les électeurs à choisir entre deux candidats seulement, de sorte que le vainqueur puisse clamer avoir été élu par une majorité. Directeur de recherche au CNRS / Directeur des Etudes politiques au Collège d'Europe –, Sciences Po Bordeaux. Certains commentateurs relativisent cette violence structurelle. Marchepied à l’extrême-droite. On a entendu, depuis un mois, beaucoup d’approximations sur ce que la démocratie est censée être, du côté des gilets jaunes et des responsables politiques qui entendent récupérer leur mouvement, mais aussi du côté de certains journalistes et chroniqueurs. Mais les initiateurs du mouvement ont choisi d’emblée d’opter pour des formes d’action illégales : manifestations non déclarées en préfecture et dépourvues de responsable et de service d’ordre, blocages de routes et de commerces, violences envers les automobilistes récalcitrants et les forces de l’ordre, dégradations et incendies volontaires…. Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. A Bordeaux par exemple, le 13 février 1876, la salle est trop remplie. Les fans sont affolés à la vue de cette vidéo! Nous avons vu aussi que l’innovation est parfaitement compatible avec le goût populaire, dès lors qu’elle s’appuie sur lui, nous avons vu enfin que loin d’être une vérité historique universelle, la déconnexion culturelle entre le peuple et les élites est récente, et n’est pas le fait du peuple, mais des élites. Dès lors, comment des leaders dit-on très éclairés, très sages et très respectés peuvent remettre en cause notre contrat social à travers une imposture républicaine sans pareille en se proclamant « peuple » sans aucun mandat du peuple souverain du Mali ? Par ailleurs, les droits des minorités doivent être défendus par la Constitution et le droit, et par les autorités. En France, pour certaines élections du moins, notamment pour les présidentielles, le mode de scrutin veille à ce qu’une majorité se dégage. Mais, une fois encore, peut-on gouverner un pays ainsi ? Jean‑Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Laurent Wauquiez et Olivier Faure soufflent sur les braises depuis le début du mouvement, en espérant tirer leur épingle du jeu et rejouer la présidentielle, mais les citoyens ne sont pas dupes : les sondages les plus récents montrent qu’aucun ne tire bénéfice du mouvement et ne constitue une alternative politique crédible. Presqu'une décennie de plus ! Les citoyens doivent pouvoir s’exprimer entre deux élections. Le président de la Tunisie, Béji Caïd ESEBSI, est âgé de...92 ans. Mais, sauf à penser que l’électorat modéré, qui a dominé les élections l’an passé, s’est subitement volatilisé ou a radicalement changé d’orientation politique, on peut faire l’hypothèse qu’une partie des citoyens a dissimulé ses préférences. Ils ont en outre, par principe, refusé de rencontrer les représentants de l’État et cherché à imposer leurs revendications de manière unilatérale, dans une logique du « tout ou rien ». Nigeria: triste nouvelle pour les célèbres jumeaux P-Square (photos), Mali : L’AS Police de Bamako a réalisé ce dimanche, un double exploit au palais des sports, en finale de la Coupe du Mali en dames et messieurs, Mali : Basket-Ball : la police réalise le doublé en hommes et dames en remportant la coupe du Mali. De même, il ne suffit pas de s’introniser « Peuple » pour exprimer un avis définitif. Les premières réactions – ou l’absence de réaction – n’ont fait que mettre de l’huile sur le feu et cultiver chez les citoyens mobilisés l’idée qu’ils étaient déconsidérés. Don ka djan a sebali tè ! D’abord, que veut dire « soutien aux gilets jaunes » ? On ne reviendra pas ici sur l’inanité de certains sondages. En tout cas, il faut se le dire que la foule ne peut se substituer au peuple et que tous l’admettent, sinon, l’on va toujours vers cette instabilité chronique. Elle en constitue alternativement la légitimité (« Il faut prendre en compte les revendications de ces gens en colère ») et l’illégitimité (« On ne cède pas aux casseurs et aux factieux »). Ce qu’on voit et qu’ont peur de dénoncer des médias tétanisés par leur empathie pour ce mouvement, ce n’est pas le peuple c’est la foule décharnée, crachant sa haine et sa volonté de tout détruire. Dans un système démocratique, « le peuple », c’est la communauté formée par l’ensemble des citoyens. Pas seulement en tout cas. Ce n’est pas même une question de sécurité : l’orateur ne peut tout simplement pas accéder à la salle. Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ? Que ceux qui ne veulent pas s’y souscrire comprennent que Mahmoud Dicko n’est pas le prophète, que la foule n’est pas le peuple. ») a du sens, mais interroger les gens sur des questions vagues ou très complexes, donne des résultats qui doivent être considérés avec prudence. Aime le peuple, évite la foule. “La foule n’est pas le peuple”, et citat som i disse urolige tider giver stof til eftertanke, hvor ingen lykkes med at blive enige om noget som helst. La manière dont certains lycéens se sont récemment « mobilisés » – en brûlant des voitures et en s’équipant pour en découdre avec les forces de l’ordre – montre que le recul face à la violence crée des effets de contagion difficilement contrôlables. Que faire, en effet, si 300 000 personnes défilent pour demander l’interdiction de la chasse, et si la semaine d’après 300 000 défilent pour demander son maintien ?